mercredi 7 août 2013

Harder, Faster, Louder !



Mardi 30 juillet.

Jouer à Tetris pour charger la voiture. Le gros W:O:A au scotch orange sur le pare brise arrière. Se préparer mentalement aux 16 heures de route. Les blagues foireuses pendant le trajet. Oublier de retirer du liquide avant de partir. La frontière inexistante. Les autoroutes illimitées. Les céréales renversées dans le coffre. Le gros monsieur de la station service qui nous raconte sa vie en allemand. La sortie d'autoroute fermée. Le détour dans le centre de Hambourg. Croiser des coupaings metalleux avec leur W:O:A respectif scotché à l'arrière. L'arrivée à Wacken. Les 2h de queue pour réussir à rentrer dans le camping. Monter les tentes sous la pluie. Les toilettes dans les cabines de chantier aka Bagdad. Retrouver la voiture et les tentes sans se perdre. Les gens qui ramènent leur maison entière. Le bruit des putain de groupes électrogènes. Dodo, tant bien que mal.

Mercredi 31 juillet.

Le réveil. 12 millions de degrés sous la tente. La boue. Les bracelets. La queue pour accéder au merch Wacken aka l'endroit où on s'est plus fait bourriner que pendant tous les concerts réunis. Le Wackinger Village. Le Medieval Market. Les stands de bouffe vegan. Le Metal Market. Le concert de Faun dans une église à 30mn du festival, la flemme d'y aller. Le Père Noël danois beurré comme une tartine qui n'arrive pas à prononcer mon prénom. Le concert de Russkaja aka "c'est quaaand que ça finiiii ?" La découvertes des TOILETTES PROPRES (avec une chasse d'eau)(et qui sont restées propres du début à la fin du festival)(♥♥♥)


Jeudi 01 août.

La grasse mat'. Les raviolis au fromages servis avec un gobelet en plastique parce qu'on a oublié de prendre une louche. Deuxième tour au Metal Market. L'entrée dans les fosses. Le soleil, la chaleur, la soif. Le litre d'eau à 10€ (soit le même prix que le litre de bière/ le litre de coca). L'attente pendant 4 ou 5h assis-e-s devant la True Metal Stage. Devoir écouter les groupes qui passent sur la scène d'à côté, presque se tirer une balle pendant Deep Purple. Courir après les vendeurs de Bretzels. Les gens qui se massent devant la scène pour Rammstein. La roulette façon machine à sous qui annonce les groupes. Rammstein. Le public tout mou. Le mec bourré devant moi et les deux autres qui essayent tant bien que mal de le faire tenir debout pendant tout le concert. Les slameurs, tout le temps, toujours les mêmes, qui font rater les meilleurs moments. Exactement le même show qu'à Montpellier. Aucune surprise, beaucoup moins de magie. Pas une attention pour leur public allemand. La déception. Environ 1h pour sortir de la fosse. Encore une heure pour réussir à avoir un verre d'eau. Le point de rendez-vous au Totem. Les plans pour le lendemain.

Vendredi 02 août.

Le réveil tôt afin de réussir à se placer à la barrière pour Gojira. La rupture de stock de frites. La pizza. La barrière. Devoir se taper Tristania qui passe à côté, les oreilles qui saignent. Les paris sur la setlist. Gojira. Le drapeau français qui porte ses fruits. Vacuity. Le concert énormissime. We're all fucking kids. Les autres concerts. La chaleur. Le gamin qui nous balance un litre d'eau sur la gueule. Convaincre le Chevelu de laisser tomber Motörhead pour aller voir Corvus Corax tous les deux. Les coupaings qui vont au Meet&Greet avec Sabaton. Corvus Corax ft. Wadokio = gros orgasme auditif. Les percussions qui me font monter les larmes aux yeux. Le Wall of Death. Se rendre compte qu'il n'y a plus un bruit sur la Black Stage. Parier sur la mort de Lemmy avec des allemands. Les gens qui dansent dans toute la fosse. Voir Doro de loin. Un tour de nuit au Wackinger Village.

Samedi 03 août.

Le temps orageux. La barrière pour Fear Factory. Burton qui ne sait toujours pas chanter. Les vigiles et leurs private jokes. Sonata Arctica. Le stand de donnuts. Les goutelettes. Les goutes. La putain d'averse sur la gueule. Se mettre à l'abri à 15 sous une mini bâche. L'apocalypse. Les gens qui se jettent dans la boue. L'odeur. Chercher les garçons là où ils ne sont pas pour la 40ème fois de la semaine. Remonter toute la fosse d'Anthrax et ne toujours pas les trouver. Le mec bourré tellement entrainé qu'il tombe sans se renverser ses 1L de bière sur la gueule. La barrière pour DevilDriver. Le mec qui a slammé sept ou huit fois. L'éclate. Les crêpes au Nutella. Trivium. Remonter toute la fosse encore une fois. In waaaaaaaaaaves. Le concert d'Alice Cooper depuis les écrans, la grosse et très bonne surprise. La fosse attendant Nightwish qui chante en cœur sur Poison. NIGHTWISH. La folie pure. Le public qui gueule tellement et Floor qui n'en croit pas ses yeux. Les caméras. Ma gueule sur le futur DVD. Le mec qui essaye de me faire tomber de la mini estrade de la barrière. L'orgasme fois mille. Le festival qui n'aurait pas pu mieux finir.


Le retour à la voiture. Aussitôt assise, aussitôt endormie. 16. Putain. D'heures. De. Route. Qui se sont transformées en 20h entre les pauses et les bouchons. La douche en arrivant. Dormir dans un vrai lit.

Toutes les photos viennent de Flickr.

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